Même pays, même monnaie, même langue — et pourtant, au moment de saisir un code postal en 97, le site répond « livraison impossible ». Voici pourquoi tant de boutiques ferment la porte à l'outre-mer, et comment la rouvrir.
Vivre à Saint-Denis, Fort-de-France, Pointe-à-Pitre ou Nouméa, c'est vivre en France. Et c'est découvrir, commande après commande, que pour une grande partie du commerce en ligne français, ce n'est pas tout à fait vrai. La case « livraison » s'arrête à la métropole. Quand elle ne s'y arrête pas, les frais font douter.
Ce guide ne promet pas que ce sera bon marché. Il explique d'où viennent les blocages, ce qui fait le prix d'un envoi, et ce qui change quand on regroupe.
Du point de vue d'une boutique métropolitaine, l'outre-mer cumule trois exceptions qu'elle préférerait ne pas gérer :
Les collectivités du Pacifique — Nouvelle-Calédonie, Polynésie française — sont plus loin encore : elles ont leur propre régime douanier, leurs propres droits, et un tarif postal en conséquence.
Aucune de ces exceptions n'est insurmontable. Elles demandent simplement quelqu'un qui accepte de les gérer. C'est notre travail.
Le principe est le même que pour un client à l'étranger, avec un avantage : pour les vendeurs, vous êtes un client métropolitain comme un autre.
Et pour ce que vous ne pouvez pas commander vous-même — carte refusée, compte exigé, vendeur qui veut discuter — nous achetons pour vous.
Notre prix comprend le transport, l'emballage et l'assurance ; l'octroi de mer, la TVA locale et les droits de destination s'y ajoutent à l'arrivée. Il dépend du poids et de la taille du carton, et de la destination : les Antilles et La Réunion sont sur une grille, le Pacifique sur une autre, nettement plus haute. Transporteur le moins cher à chaque fois, et toutes les offres affichées avant paiement. Estimez votre colis selon son poids réel — nous desservons chaque département et collectivité, la liste complète est ici.
Disons-le clairement : un colis pour l'outre-mer n'est pas donné. Ce n'est pas nous qui fixons ce prix, c'est la distance ; nous y ajoutons l'emballage réel et une marge qui rémunère la réception, le contrôle et la préparation. Ce qui rend le service rentable pour vous, c'est ce que vous mettez dans le carton.
Le calcul qui change tout
Une boutique qui accepte de livrer à La Réunion facture le port à chaque commande. Trois commandes chez trois boutiques, c'est trois fois ce port — et trois fois l'octroi de mer à régler séparément, avec trois fois les frais de traitement du transporteur. Trois commandes réunies chez nous, c'est un seul carton, une seule déclaration, un seul passage. Le regroupement n'est pas une option ici : c'est ce qui fait la différence entre cher et raisonnable.
Sur nos relevés, Colissimo annonce huit jours ouvrés vers La Réunion et les Antilles, et onze vers la Nouvelle-Calédonie et la Polynésie, de la remise au transporteur à la livraison. Ces délais comprennent le passage par les services de votre département ou collectivité. Le délai exact de chaque offre s'affiche avant que vous ne payiez.
Dans les DOM — Réunion, Martinique, Guadeloupe, Guyane, Mayotte — l'octroi de mer et la TVA locale sont perçus à l'arrivée sur la valeur déclarée des marchandises. Les taux dépendent du département et du type d'article. Le transporteur avance ces sommes et les réclame à la livraison, avec des frais de traitement.
En Nouvelle-Calédonie et en Polynésie, ce sont les droits et taxes propres à chaque collectivité qui s'appliquent, selon leur propre tarif douanier.
Nous déclarons toujours la valeur réelle de vos articles, d'après vos factures. C'est ce qui évite un blocage, et ce qui vous protège : l'assurance couvre la valeur déclarée. Ces taxes ne sont jamais comprises dans notre prix — elles dépendent de votre territoire, pas de nous, et ne se connaissent qu'à l'arrivée.
Parce que, pour l'expédition et la fiscalité, l'outre-mer n'est pas la métropole : tarif postal différent, formalités à l'arrivée, octroi de mer. Beaucoup de boutiques préfèrent exclure ces destinations plutôt que de gérer ces exceptions.
Non. L'octroi de mer et la TVA locale sont perçus à l'arrivée par les services de votre département, sur la valeur déclarée, et réclamés par le transporteur. Notre prix comprend le transport, l'emballage et l'assurance — jamais les taxes de destination.
Sur nos relevés, huit jours ouvrés environ pour La Réunion et les Antilles, onze pour la Nouvelle-Calédonie et la Polynésie, de la remise au transporteur à la livraison. Le délai exact de chaque offre est affiché avant paiement.
Oui. Les vendeurs qui n'expédient qu'en métropole livrent à votre adresse FrenchShopper sans le savoir ; nous regroupons ensuite vos achats et les envoyons chez vous. Pour ceux qui refusent votre carte ou exigent un compte, nous achetons pour vous.