Votre colis pèse deux kilos, et le transporteur le facture comme s'il en pesait cinq. Ce n'est pas une erreur : c'est le poids volumétrique, et il décide du prix de la plupart des envois internationaux. Voici comment il se calcule, et comment on le fait baisser.
Un avion ne manque pas de force pour porter des colis lourds ; il manque de place. C'est pour ça que les transporteurs ne facturent pas seulement ce qu'un colis pèse, mais aussi la place qu'il prend. Ils calculent un poids volumétrique à partir des dimensions du carton, le comparent au poids réel, et facturent le plus élevé des deux.
Un colis dense — des livres, des chaussures — est facturé à son poids réel. Un colis léger et encombrant — des pulls, un manteau, un casque dans sa boîte — est facturé à son volume. Et la plupart des colis de vêtements sont dans le second cas.
On multiplie les trois dimensions du carton en centimètres, et on divise par un coefficient fixé par le transporteur — le plus souvent 5 000 pour les envois internationaux :
longueur × largeur × hauteur ÷ 5 000 = poids volumétrique en kilos
Un carton de 40 × 30 × 20 cm fait 24 000 cm³. Divisés par 5 000, ça donne 4,8 kg. Quoi que vous mettiez dedans, ce carton est facturé au minimum comme un colis de 4,8 kg. Deux kilos de pulls dans ce carton ? Facturés presque cinq. Six kilos de livres ? Facturés six, le poids réel l'emporte.
Trois cartons, trois poids facturés
Vous voyez la conséquence : passer du carton moyen au grand double le poids facturé, alors que son volume n'a augmenté que d'un peu plus du double. C'est pourquoi la taille du carton compte souvent plus que ce qu'il y a dedans.
Un carton à moitié vide coûte le prix d'un carton plein. Si votre envoi est facturé 4,8 kg alors qu'il en pèse deux, vous payez près de trois kilos d'air. Ajoutez la commande suivante, la paire de chaussures, le deuxième pull : ils voyagent gratuitement jusqu'à ce que le poids réel rattrape le poids volumétrique. C'est le meilleur argument pour le regroupement.
Les emballages d'origine sont vos ennemis. Une boîte de chaussures dans un carton de la boutique, lui-même dans notre carton : chaque couche ajoute du volume. Une boîte de casque audio, une boîte de parfum en présentoir, une boîte de sac à main avec son rembourrage — tout ça prend une place que vous payez.
Les objets légers et encombrants sont les pires. Une doudoune, un oreiller, une peluche, un abat-jour : presque rien sur la balance, beaucoup dans l'avion. Ce sont les articles pour lesquels le regroupement change le plus l'addition.
Notre estimateur vous laisse choisir un format de carton, ou saisir vos propres dimensions si vous les connaissez. Il applique la même règle que les transporteurs : le plus élevé du poids réel et du poids volumétrique. Si vous hésitez entre deux formats, essayez les deux — l'écart vous dira s'il vaut mieux attendre une commande de plus pour remplir le grand, ou partir tout de suite avec le petit.
Non. Le coefficient 5 000 est le plus courant pour les envois internationaux express, mais certains services en utilisent un autre, et les envois postaux sont parfois facturés autrement. Ce qui ne change pas : c'est toujours le plus élevé du poids réel et du poids volumétrique qui est facturé. Nos offres tiennent compte du calcul propre à chaque transporteur.
Faites le calcul : longueur × largeur × hauteur en centimètres, divisé par 5 000. Si le résultat dépasse le poids réel, c'est le volume qui sera facturé. En pratique, un carton de vêtements est presque toujours facturé au volume ; un carton de livres ou de chaussures, au poids réel.
C'est exactement ce que nous faisons au regroupement : on retire les emballages superflus et on choisit le plus petit carton qui convient, sans sacrifier la protection. Le prix se calcule sur le carton réel, pesé et mesuré.
Oui, le principe est le même sur toutes nos destinations, outre-mer compris : le transporteur retient le plus élevé du poids réel et du poids volumétrique. Un carton plein est toujours la meilleure affaire.